Succès de la Journée Portes Ouvertes de l’Institut Confucius le 19 septembre 2012

De 15h00 à 20h30, l’Institut Confucius a accueilli tous les curieux de la Chine pour faire découvrir les offres de cours ainsi que les multiples activités culturelles offertes pendant l’année.

Tout l’après-midi, une centaine de visiteurs est venue se renseigner, procéder aux inscriptions et profiter des diverses animations proposées par l’Institut Confucius.

Wang Yan, professeur de chinois à l’ICPLA, a préparé, avec les enfants, de délicieux raviolis chinois. Après la confection, place à la dégustation !

Pendant ce temps, Guo Xinxin, professeur de chinois également, a enseigné la périlleuse fabrication des origamis. Les petites mains sont rapidement devenues expertes !

Un petit tour à l’atelier mahjong où les curieux se sont initiés et les amateurs se sont appliqués.

L’association Perle du dragon est également venue participer en proposant démonstrations et initiations au taijiquan.

Zhuang Wenjue, professeur de calligraphie et de peinture chinoises à l’ICPLA, a également proposé des démonstrations devant des yeux ébahis.

Le tout en musique, effectué par Yang Rulin (étudiante chinoise au Conservatoire d’Angers) au violon !

De 18h30 à 20h30, Wang Yan et Guo Xinxin ont présenté le contenu des cours de langue proposés à l’ICPLA et répondu à toutes les questions.

Un grand merci à tous les partenaires et bénévoles pour leur participation : l’Association Perle du Dragon, Rulin, Qingyuan, Yingjun, Céline… et la maman de Wei !

 

Laurent et Benoît, de retour d’un séjour linguistique estival à l’Université de Ludong à Yantai

Laurent Houssard et Benoît Legrand apprennent le chinois à l’Institut Confucius. De mi-juillet à mi-août 2012, ils ont vécu sur le campus de l’Université de Ludong dans la ville de Yantai (ville jumelle d’Angers) pour un séjour linguistique. Pour chacun, c’était également le tout premier voyage en Chine. Laurent Houssard a bénéficié d’une bourse du Hanban pour son séjour. Retour sur leurs expériences respectives et quelques anecdotes!

Laurent et Benoît (à droite) à l’Université de Ludong, Yantai

Pourquoi avez-vous décidé de partir à l’Université de Ludong à Yantai en Chine ?

Benoît : Le but, c’était d’améliorer mon chinois, d’avoir une connaissance de la Chine, de la culture chinoise. Pour ma part, j’aime beaucoup voyager, j’étais déjà allé en Nouvelle-Zélande pour améliorer mon anglais. De plus, je suis étudiant et j’ai du temps l’été. Ce sont les deux raisons qui m’ont poussé à partir. En plus, tout s’était bien passé en Nouvelle-Zélande, donc pourquoi pas en Chine? Ensuite, en ce qui concerne le Shandong, c’est l’Institut Confucius qui m’a permis d’aller à Yantai, parce qu’il y a un partenariat entre la région des Pays de la Loire et la province du Shandong.

Laurent : Apprenant le chinois, cela me paraissait logique qu’à un moment ou à un autre, j’aille en Chine. De plus, dans mon cas, il y avait une question de limite d’âge, car jusqu’à 35 ans j’étais éligible à bourse du Hanban, donc il fallait que je me décide assez vite. Peut-être que si j’avais vraiment eu le choix, j’aurais attendu une année supplémentaire, afin d’avoir un meilleur niveau, mais dans ces circonstances il fallait se dépêcher. C’est tombé sur nous, et j’en suis tout à fait content.

Combien de temps êtes-vous resté en Chine ?

Benoît : Je suis resté un petit peu plus longtemps. Je suis arrivé avant à Pékin. Je suis resté 6 jours dans une auberge de jeunesse et j’ai visité les principaux monuments de Pékin. Je suis arrivé un peu plus tôt à Yantai ; on m’avait dit qu’on pouvait le faire, on m’avait dit qu’il y aurait des étudiants qui seraient là pour s’occuper de nous. Voilà. Du coup, je suis arrivé avant tous les autres étudiants qui faisaient partie du programme d’échange d’été, à part un. Donc, en tout je suis resté 39 jours en Chine.

Laurent : Moi je suis resté 33 jours. Je suis arrivé directement à Yantai et je suis rentré en France un petit peu plus tard que Benoît.

Comment s’est passé l’accueil à votre arrivée ?

Benoît : Ce fut un très bon accueil. En ce qui concerne le logement, on ne nous a pas trop donné d’informations, on ne nous a pas indiqué où sont les produits d’entretien, comment utiliser les machines à laver… Donc pour ma part, ce sont des étudiants coréens qui se sont vraiment occupés de moi. Eux ne faisaient pas partie du programme d’échange mais ils étaient l’année et m’ont tout expliqué.

Laurent : Pour moi, l’arrivée fut un peu plus facile, parce que quand je suis arrivé, Benoît été déjà là, donc il m’a un peu « coaché » sur les différentes fonctionnalités du bâtiment. On a été se promener en ville, et puis assez vite, on a été assez autonome finalement. Yantai n’est pas une ville immense donc dès lors qu’on a compris où étaient les bus, où l’on pouvait faire ses courses, c’est devenu une vie d’étudiant assez normale, sauf que c’est en chinois, mais à part ça tout le reste est pratique.

Laurent et son colocataire coréen

Comment se sont déroulés les cours ?

Benoît : Ça, c’était le plus amusant je pense, on a des choses à raconter !

Laurent : On a été accueilli par un test.

Benoît : Un HSK 4. C’était simple, on nous donnait un document, ceux qui ne pouvaient pas le lire étaient dans le cours débutant, ceux qui essayaient se retrouvaient dans le groupe 2. En fait, on a trouvé qu’il y avait un problème sur leur définition des niveaux de chinois. Leur façon de juger les niveaux de chinois n’était pas très claire.

Laurent : Par exemple, en ce qui me concerne, du fait que j’avais passé le HSK 3, ils ont estimé que j’étais vraiment dans les bons mais sans vraiment lire mon test. Je le sais, je l’ai gardé, je ne leur ai pas rendu, parce que j’avais trop honte! Mais je pense aussi que c’était dû à mon âge, parce que j’étais le plus vieux, donc ils se sont dit que je devais avoir étudié plus longtemps.

Benoît : Il y avait des Coréens qui avait un niveau bien meilleur que le nôtre, qui méritaient d’être dans un niveau au-dessus, mais qui ne l’étaient pas.

Laurent : Mais ensuite, on a heureusement pu rectifier le tir et se retrouver dans les groupes qui nous correspondaient.

Benoît : Même au sein d’un même groupe, et c’est ça le plus particulier, les cours étaient de niveaux très différents. Il y avait certains cour, le matin, où l’on apprenait 2 mots de vocabulaire, et d’autres, un prof en particulier, où l’on devait retenir 30 nouveaux mots, les exigences étaient aussi de plus haut niveau.

Combien d’heures de cours par semaine aviez-vous ?

Laurent : On devait avoir 20 heures de langue par semaine, 4 heures par jour, donc 2 fois 2 heures, c’est-à-dire un premier cours de 2 heures, suivi d’un second cours de 2 heures. Chaque matin du lundi au vendredi, de 8h à midi avec 3  professeurs de langue et 1 professeur de civilisation.

Benoît : L’après-midi, on avait des activités de calligraphie et de tai-chi-chuan. C’était toujours la même chose, une fois sur deux, soit du tai-chi soit de la calligraphie. Mais dans les faits, on n’y a pas trop participé. Le matin était déjà suffisant, on avait beaucoup de travail personnel sur les cours en début d’après-midi ou en fin d’après-midi, donc on préférait éviter les activités annexes. Mais on n’était pas les seuls. Sauf le vendredi après-midi où c’était très intéressant car on rencontrait des étudiants chinois qui apprennent le français. Nous en avons rencontré deux, et tous les vendredis on se voyait.

Avez-vous le sentiment d’avoir progressé ?

Benoît : Ah oui ! D’ailleurs, j’ai même trouvé que les cours les plus durs étaient les plus efficaces. Celui-là (le prof cité ci-dessus) ne nous laissait aucun temps de pause. Ça marchait toujours de la même façon, il nous faisait lire entre 20 et 30 nouveaux mots de vocabulaire.

Benoît à la découverte de Yantai avec un ami coréen

Vous êtes-vous fait des amis ?

Laurent : Complètement, oui. On a forcément rencontré des personnes d’autres nationalités, car on n’était que deux Français. Nous étions en cours avec d’autres étudiants, des Coréens et des Canadiens en ce qui nous concerne.

Benoît : Il n’y avait que quatre nationalités présentes dans les cours d’été : Canadiens, dont une grande partie venait de la communauté asiatique canadienne avec un très bon niveau de chinois, Coréens, Anglais et les deux Français.

Laurent : Ça se mélangeait pas mal, mais bizarrement on était plus copain avec les Coréens qui étaient peut-être plus ouverts, moins soudés en blocs nationaux. Peut-être plus curieux de nous aussi, et comme on était moins nombreux et plus disponibles, on n’a pas fait tellement d’excursions en groupe autrement qu’entre amis.

Comment se passait la vie en dehors des heures de classe (visites, sorties…) ?

Laurent : Le soir, je mangeais assez tôt, vers 18h30, et je me couchais de bonne heure. Parfois, on faisait des sorties en ville, mais généralement, je me couchais vers 9 heures le soir, donc c’était l’heure où le campus se réveillait plus ou moins. Donc, j’ai vécu un peu en décalé par rapport à mon colocataire, il y avait plusieurs fuseaux horaires sur le campus, mais ça ne m’a pas empêché de faire un certain nombre de balades. On est allé visiter Yantai, j’ai visité 2 ou 3 parcs, la plage, on est allé à une cinquantaine de kilomètres visiter une ancienne ville portuaire fortifiée. On est aussi allé aussi au zoo de Yantai, on a vu des pandas, on s’est fait attaquer par des moustiques. C’était chouette! C’est vrai qu’au bout de quatre semaines à Yantai, j’imagine qu’on a un peu fait le tour, mais pour le temps que j’y ai passé, je ne me suis vraiment pas ennuyé.

Benoît : C’était plutôt des sorties le soir. J’étais souvent avec des Coréens qui ne parlaient pas beaucoup anglais, donc c’était pas mal. En chinois, ils avaient beaucoup de vocabulaire mais pas une bonne grammaire, donc on parlait une sorte d’anglais-chinois. En tout cas, c’est sûr que ça a bien fait progresser mon chinois!

Avez-vous rencontré des difficultés particulières lors de votre séjour ?

Laurent : Non pas vraiment, on avait une grande liberté, on était peu encadré donc on pouvait faire ce que l’on voulait. Ce qui m’a un peu manqué, c’est qu’au bout d’un moment j’aurais aimé avoir 2-3 livres en français en plus, 1 ou 2 films, etc. Je ne m’attendais pas à être coupé comme cela de la culture française. Mais ce n’était pas si dérangeant que cela.

Benoît : Le petit déjeuner a été la chose la plus difficile, mais à part ça c’était très bien. Je prenais des snacks, car je ne pouvais pas manger de la nourriture chinoise dès le matin. Pour le déjeuner et le dîner, ça nous arrivait de manger chinois, mais on se dirigeait plutôt vers la nourriture coréenne.

Laurent : C’est moins déstabilisant. Je trouve que la cuisine chinoise est très salée et très grasse. Il n’y a pas vraiment un plat appétissant, c’est plutôt un mélange de plusieurs plats qui va être appétissant, donc il faut connaître un minimum pour faire les bons choix. Mais j’ai quand même bien mangé.

Benoît à la découverte de Yantai

Quels sont les points positifs qui ressortent de cette expérience ?

Benoît : Il y en a beaucoup. Un séjour très agréable qui m’a permis d’avoir un aperçu de la culture chinoise. Pour ma part, c’était plutôt un « mix » entre culture chinoise et culture coréenne. Puis, j’ai l’impression d’avoir progressé en chinois.

Laurent : En ce qui me concerne, cela m’a donné envie de continuer, car j’ai beaucoup pratiqué l’oral et j’aimerais faire le lien avec l’écrit pour capitaliser ces nouveaux mots, ces nouvelles tournures. C’est très encourageant. Sinon, l’accueil était excellent. C’était la première fois que je partais en Chine, et je pense que le séjour linguistique est un bon moyen d’aller au-delà des apparences, de sentir certaines réalités du pays par-delà les séjours purement touristiques. Par exemple, le fait de prendre le bus en Chine avec de « vrais » Chinois, être confronté à de vrais problèmes quotidiens, etc. D’autant plus que tout s’est bien passé. J’ai réussi à aller partout où je voulais, dans les conditions que je voulais, et j’ai trouvé les Chinois très disponibles, toujours prêts à aider. J’encourage vraiment les Français à se rendre là-bas, et c’est vrai que dès lors que l’on parle un petit peu chinois, cela facilite les choses et l’on se sent encore mieux accueilli. Par ailleurs, compte tenu du fait que les Chinois prennent l’éducation très au sérieux, les conditions d’études étaient idéales.

Avez-vous une anecdote à raconter, un moment qui vous aurait surpris ou amusé ?

Benoît : C’est vrai que c’est toujours drôle, je ne sais pas, de demander quelque chose. Par exemple : « Où est-ce que je peux brancher mon ordi ? » et qu’on te ramène des ciseaux !

Laurent : Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu affaire à ce genre de situation. Je me souviens que j’ai failli faire boire de la lessive à Benoît qui pensait que c’était une boisson exotique ! Et sinon, je me souviens que de la fenêtre de la chambre de Benoît on pouvait y observer 12 terrains de basket et 9 terrains de volley, voilà la Chine ! Tout est super géant!

Laurent : Il y a eu de nombreuses anecdotes marrantes, mais pour se faire des blagues on était  limité par la langue, donc c’était surtout basé sur des imitations, des parodies et aussi beaucoup d’humour de répétition. En cours par exemple, c’est une pédagogie basée sur la répétition, donc cela nous encourageait à notre tour à parodier les professeurs. Il y avait un prof que l’on aimait bien, assez ambitieux, qui nous donnait la veille pour le lendemain un texte de 10 – 15 phrases idiomatiques, des constructions pas du tout familières, à apprendre par cœur. Il avait du mal à comprendre que l’on puisse avoir des difficultés le lendemain!

Benoît : Il nous donnait le texte, il le lisait, il fallait qu’on le traduise en français. Et le lendemain, en s’appuyant sur notre texte traduit, il fallait lui redonner une version en chinois. Déjà qu’il y avait des trous dans mon texte en français, alors le refaire en chinois, ce n’était pas évident.

Laurent : Il y a eu des chansons aussi. On a passé des heures et des heures à chanter mais sur le principe de la répétition. Le play-back arrivait à la fin, et on repartait au début. Au bout d’une heure et demie à chanter la même chanson 3 minutes 30, tu ne peux plus la supporter la chanson!

Benoît : Pour nous c’était impossible de comprendre comment ils pouvaient faire ça, même lui (le professeur) devait être fatigué de cette chanson, tout en pensant que c’était efficace.

Ce séjour vous a-t-il donné envie de réitérer l’expérience ?

Benoît : Si j’ai le temps, j’aimerais bien. Mais ce ne serait pas à Yantai, je changerais de ville. La Chine est immense, si on ne connaît qu’une petite partie c’est dommage.

Laurent : Cela m’a donné envie de repartir mais pas uniquement pour des études, pour un échange quelconque, un travail éventuellement.

La fête de la mi-automne 中秋节

On s’accorde en général pour y voir la synthèse d’un ancien culte lunaire et d’une fête agricole, célébration des récoltes de l’année accompagnée d’un festin. C’est l’anniversaire du Dieu du Sol, le « fonctionnaire divin » local, et les paysans en profitent pour solliciter sa bienveillance pour l’année à venir. La fête de la mi-automne représente l’un des deux plus importants congés du calendrier chinois, l’autre étant la nouvelle année lunaire chinoise, ou Nouvel An chinois.

Sous la dynastie Tang (618-901), les Tujue, une minorité nationale attaquait fréquemment la frontière nord de la Chine. L’Empereur Li Shimin envoya le général Li Jing à la tête d’une armée. Après quelques mois de guerre, Li Jing réussit à repousser les Tujue et à rétablir la paix. La campagne militaire terminée, le général rentra à Chang’an, la capitale, où il arriva le 15 août du calendrier lunaire. L’Empereur le fit accueillir en grande pompe, comme un héros, au son des cloches et des tambours.

En l’honneur de cette victoire et de la paix retrouvée, un marchand de Chang’an créa pour l’Empereur un gâteau spécial de forme ronde et coloré. L’Empereur Li Shimin le distribua à ses ministres et leur dit qu’il fallait le manger pour inviter la lune. Voilà pourquoi il s’appelle « Gâteau de lune ». Depuis, la fête de la mi-automne est l’occasion pour les chinois de manger des gâteaux de lune 月饼 (yue bing).

« Miroir du vide » de la réalisatrice Ma Li

Un documentaire présenté par l’ethnologue Nicolas Sihlé.

À l’ouest de la région du Kham (province du Sichuan, Chine), se trouve la commune la plus élevée au monde : le district de Sershül, qui abrite de nombreux monastères bouddhistes tibétains, dont la mystérieuse lamaserie Sershül Gompa. Le film s’intéresse aux pratiques quotidiennes des moines et des prêtres qui y mènent leur existence spirituelle, dans les conditions de vie extrêmes d’un lieu perché à 4500 mètres d’altitude. La réalisatrice chinoise, Ma Li, est parvenue à rencontrer plusieurs moines, dont certains en retraite spirituelle depuis dix-sept ans. Elle a également enregistré le festival annuel de la Grande Prière rassemblant plus de dix mille personnes, et elle a pu filmer, pour la première fois, la pratique mythique de l’enterrement céleste.

Nicolas Sihlé, ethnologue et chercheur au Centre d’études himalayennes (CNRS), présentera le film et répondra aux questions du public à l’issue de la projection.

Date : mardi 2 octobre 2012

Horaire  : 20 heures

Lieu : Espace culturel de l’Université d’Angers, 4 allée François Mitterrand (Campus Saint-Serge)

2010 – Chine – 120 min

Entrée libre, gratuite, tous publics (dans la limite des places disponibles).

Un événement organisé par l’Institut Confucius des Pays de la Loire d’Angers en partenariat avec les Ateliers du doc, le festival Shadows et l’Espace culturel de l’Université d’Angers.

Vacances estivales à Qingdao !

Durant les vacances estivales, un grand nombre de touristes chinois, comme étrangers apprécient les villes côtières de Chine et particulièrement Qingdao, située sur la côte sud de la péninsule du Shandong. Bordée par la Mer Jaune, Qingdao est une ville balnéaire composée de collines verdoyantes, de plages, de parcs et de nombreux sites touristiques. Elle possède un climat continental des façades orientales similaire à celui de Pékin. Cependant les contrastes saisonniers sont un peu moins marqués à cause de la proximité de la mer. Les hivers sont un peu plus doux tandis que les étés sont légèrement plus frais.

Par ailleurs, Qingdao est une ville emplie d’histoire, on y trouve encore des bâtiments d’architecture bavaroise, car elle fut construite par les Allemands au début du XXème siècle, et la brasserie la plus célèbre de Chine, celle de la bière « Tsingtao ».

C’est une ville très active, moderne et ouverte sur le monde. Elle a accueilli les épreuves nautiques lors des Jeux Olympiques de Pékin en 2008.

En France, Qingdao est jumelée avec Nantes, avec laquelle elle entretient des coopérations régulières dans un grand nombre de secteurs.

Pour plus d’informations sur les incontournables du Shandong et à Qingdao :

www.otchine.com/Destinations_Shandong.htm

www.otchine.com/Destinations_Qingdao.htm

La fête des Bateaux-Dragon

Chaque année, lors de la fête des Bateaux-Dragon (端午节 duan wu jie), dans toutes les régions on organise une course de bateaux-dragon. Une fois le signal donné, les rameurs canotent de concert au son des tambours et les bateaux en forme de dragon avancent à toute allure vers le fil d’arrivée.Depuis des millénaires, ce jeu s’est popularisé non seulement dans les diverses régions de Chine y compris Taiwan et Hongkong, mais s’est introduit également au Japon, au Vietnam et dans d’autres pays voisins voire en Grande-Bretagne. A présent, il est devenu un sport nautique traduisant à la fois la tradition populaire et la modernité.

Lors de la fête, des gâteaux triangulaires de riz ou de millet glutineux, enveloppés de feuilles de roseau ou d’autres plantes, appelés zongzi, sont également consommés.

La fête a été inscrite en 2009 par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Le petit monde de Chen Xi 陈曦的小世界

L’Institut Confucius des Pays de la Loire d’Angers présente du 23 mai au 13 juillet 2012 une exposition de manhua (漫 画 : nom donné à la bande-dessinée chinoise) et de film d’animation de l’artiste chinois Chen Xi (陈曦), sélectionné par l’Abbaye de Fontevraud pour le programme de résidence d’écriture en cinéma d’animation en mai 2012.

Né à Pékin en 1977, Chen Xi apprend à dessiner dès son plus jeune âge. Ses manhua suscitent rapidement l’intérêt de magazines en Chine. Diplômé de l’Académie du Film de Pékin en 2010, il travaille tout d’abord pour la télévision avant de se consacrer pleinement à ses créations.

Les films d’animation de Chen Xi sont programmés depuis plusieurs années par de nombreux festivals internationaux dont le Festival international du film d’animation d’Annecy. Chen Xi reçoit le Prix spécial du Jury au Festival international d’animation d’Hiroshima (Japon) en 2010 et participe au programme « Animation Artist in Residence Tokyo 2010-2011 ».

L’Institut Confucius s’associe également à des établissements scolaires ligériens afin que les apprenants de chinois découvrent le travail de Chen Xi et développent leur attrait pour la langue chinoise à partir des supports linguistiques que représentent les manhua.

Informations pratiques :

Lieu de l’exposition : Institut Confucius, 22 allée François Mitterrand, 49100 Angers

Dates de l’exposition : 23 mai – 13 juillet 2012

Jours d’ouverture et horaires : du lundi au vendredi de 14h à 18h30 (hors jours fériés)

Tarif : gratuit

Organisation et information : Institut Confucius des Pays de la Loire d’Angers

22 allée François Mitterrand, 49100 Angers – Tel : 02 41 95 53 52

bienvenue@confucius-angers.eu

Contact coordination et presse : Charlotte Le Sourd – direction-fr@confucius-angers.eu

« L’Exécution du Juge infernal » : marionnette d’ombres et Opéra de Pékin

Les ateliers ouverts au public : le samedi 16 juin 2012, place du Ralliement, Angers

L’Institut Confucius organise des ateliers gratuits et ouverts à tous le samedi 16 juin sur la Place du Ralliement au centre-ville d’Angers de 14h à 17h avec au programme  : exposition, gravure et manipulation de marionnettes, performances d’Opéra de Pékin et maquillage, démonstration d’arts martiaux et initiation à la calligraphie.

Le spectacle « L’Exécution du Juge infernal » : le samedi 16 juin 2012 à 22 heures, Cour du logis Barrault, Angers

Une représentation unique dans la Cour du Logis Barrault, rue du Musée, Angers.

Truffé de rebondissements, « L’Exécution du Juge infernal » est à la fois une histoire d’amour et une critique judiciaire, une pièce sociale et fantastique : le soir de la Fête des lanternes, une jeune fille est assassinée par un voyou. Son bien-aimé est accusé du crime. Au royaume des morts, elle va trouver le juge infernal pour réclamer justice.

Le spectacle « L’Exécution du Juge infernal » est adapté d’un livret d’Opéra de Pékin de la fin de la dynastie des Qing (1644-1911), spectacle qui fut ensuite censuré ou interdit au gré des campagnes de lutte contre les superstitions au XXe siècle. Pièce très populaire, cette histoire d’amour utilisait habilement le voyage aux Enfers pour parler aux spectateurs chinois du XIXe siècle de leur société, de la corruption et de l’immunité des puissants.

Alliant au sein d’un même spectacle théâtre de marionnettes et théâtre d’acteurs de l’Opéra de Pékin, « L’Exécution du Juge infernal » est une innovation sur la scène artistique chinoise. Cette association de deux arts traditionnels chinois, l’un appartenant à la culture lettrée, l’autre à la culture populaire, est orchestrée par Sarah Oppenheim, metteur en scène française, lauréate de la Villa Médicis Hors-les-Murs 2008.

 

Les ateliers avec les scolaires : le vendredi 15 juin 2012

Autour du spectacle, la troupe de marionnettistes Han Feizi présente aux apprenants de chinois d’établissements scolaires ligériens la spécificité des marionnettes de Pékin et propose une initiation à la manipulation. La troupe Han Feizi est particulièrement habituée à ce type d’interventions qu’elle réalise régulièrement dans des écoles à Pékin. Les élèves du secondaire qui apprennent le chinois dans le cadre de leur cursus découvrent à cette occasion une tradition majeure de la culture chinoise tout en ayant l’opportunité d’échanger avec les artistes en chinois, suite à un travail préparatoire en classe avec leurs professeurs.

Deux ateliers seront donnés au collège Saint-Exupéry à Chalonne-sur-Loire et au collège Saint-Louis à Saumur.

Les ateliers avec les professionnels :

Un des temps forts de ces rencontres consiste dans la rencontre entre les comédiens de l’Opéra de Pékin et des artistes professionnels angevins dans une dynamique d’échange : le dialogue des corps opère par-delà les barrières linguistiques. Des ateliers professionnels sont organisés avec les danseurs du CNDC (Centre National de Danse Contemporaine) et ‘Ecole des Arts du Cirque – La Carrière.

L’accueil dans les familles :

Afin d’approfondir la rencontre entre les artistes et un public curieux de Chine, l’hébergement de la troupe est réalisé dans les familles des élèves de l’Institut Confucius. Ainsi, le temps de la représentation ou des ateliers a pour prolongement la rencontre personnelle dans un cadre privé. C’est un véritable échange linguistique, culturel et humain qui est proposé en fin d’année scolaire aux élèves de l’Institut Confucius et une rare opportunité de dialogue interculturel.

 

Informations pratiques

Ateliers (gratuits) : le samedi 16 juin de 14 à 17 heures, place du Ralliement, Angers.

Représentation (gratuite) : le samedi 16 juin à 22h dans la Cour du Logis Barrault, rue du Musée, Angers.

Durée : 1 heure environ. Surtitrage en français.

Tarif : gratuit (dans la limite des places disponibles)

Organisation : Institut Confucius des Pays de la Loire d’Angers

22 allée François Mitterrand, 49100 Angers

Renseignements:

Tel : 02 41 95 53 52

Email : bienvenue@confucius-angers.eu

www.confucius-angers.eu

Contact coordination et presse : Charlotte Le Sourd, Institut Confucius des Pays de la Loire d’Angers

Email : direction-fr@confucius-angers.eu

Monsieur et Madame Tang, du Cambodge à Angers : 40 ans d’histoire.

Afin d’inaugurer  » Le portrait du mois « , Monsieur et Madame Tang ont accordé un entretien à L’Institut Confucius :

 

1. D’où venez-vous ?

 

Nos parents sont des Chinois du sud de la Chine, à côté de Hong-Kong. Ils ont quitté la Chine très jeunes et se sont installés au Cambodge à cause de la guerre sino-japonaise. A cette époque, beaucoup de gens ont quitté la Chine pour s’installer en Asie du sud-est. Leurs descendants demandaient la plupart du temps la nationalité locale car cela leur facilitait la vie. Nous sommes nés au Cambodge, nous nous sommes rencontrés là-bas. A cette époque-là (années 1950), il y avait environ 500 000 Chinois sur une population totale de 5 millions de personnes. Nous avons obtenu la nationalité cambodgienne après l’indépendance du Cambodge. Par ailleurs, le pays ayant étant sous protectorat français pendant plusieurs années, nous avons appris principalement trois langues : le chinois, le cambodgien et le français, et parfois l’anglais. Dans ce pays, la plupart des Chinois étaient commerçants.

2. Depuis combien de temps êtes-vous en France ?

 

Après la seconde guerre du Vietnam, durant laquelle le Laos et le Cambodge étaient impliqués, beaucoup de gens ont quitté le pays. En ce qui nous concerne, nous avons quitté le Cambodge en 1974. Nous sommes allés au Laos pendant un an, puis en Thaïlande durant un mois et enfin en France.

 

3. Pourquoi avoir choisi la France ?

 

Nous avons choisi la France car le Cambodge était un ancien protectorat français et la France acceptait les réfugiés venus de l’ex-Indochine. Et si l’on parlait français, l’obtention du visa pouvait se faire encore plus rapidement. C’était un visa à l’établissement définitif qui, comme son nom l’indique, nous accordait le droit de nous installer pour toujours en France. Comme nous étions des réfugiés d’Indochine, nous avons pu obtenir notre nationalité française plus facilement car, étant nés sous le protectorat français, le gouvernement considérait que c’était une sorte de récupération de notre propre nationalité. Nous l’avons obtenue en 1980. A partir de ce moment-là, nous avons perdu notre nationalité cambodgienne et avons décidé de nous installer définitivement en France.

 

4. Quelles sont les difficultés principales et les satisfactions que vous avez rencontrées lorsque vous êtes arrivé en France ?

 

Au début, la plus grande difficulté a été, je crois, la nourriture car nous avions l’habitude de manger à la chinoise ou à la cambodgienne. De plus, à cette époque, il était difficile de trouver les ingrédients que nous avions l’habitude de consommer. Une seconde difficulté, a été le manque d’amis car, même si nous n’étions pas venus seuls dans la région, on était tous éparpillés et on ne se voyait presque pas. Enfin, nous n’avions pratiquement pas de loisirs car on ne comprenait rien à la télévision, c’était dur. Finalement, la nourriture n’était pas le plus important, car quand on a faim, c’est toujours bon ! La plus grande satisfaction, a été d’avoir trouvé du travail assez rapidement, cela nous a consolé et nous a permis d’être occupés. De plus, les gens étaient très gentils, ils nous disaient toujours « bonjour », ils étaient très souriants, très accueillants.

 

5. Pouvez-vous nous parler de votre travail en France ?

 

A notre arrivée, nous avons été pris en charge par le centre de la Croix Rouge à Paris. Nous avons reçu leur aide et avons pu perfectionner notre français. Un mois plus tard, on nous a proposé un travail de cueillette des pommes dans le Maine-et-Loire, à Cheviré-le-Rouge, que nous avons accepté. Nous étions une trentaine, nourris et logés par le patron. Une fois la saison terminée, j’ai répondu à une annonce dans les journaux pour un poste d’enseignant de chinois à l’IPLV (Institut de Perfectionnement en Langues Vivantes) de l’UCO (Université Catholique de l’Ouest) et j’ai été embauché pour donner des cours de chinois durant environ trois ans. Ensuite, ma femme a trouvé du travail dans le libre-service à côté de la gare d’Angers.

 

6. A ce niveau, en quoi la culture du travail est-elle différente par rapport à ce que vous avez connu en Asie ?

 

En France, le travail est beaucoup plus ponctuel, plus régulé, il est à horaires relativement fixes, il y a des temps de pause et de congés définis. Là-bas, il y a environ quarante ans, il n’y avait pas de règles, on ne regardait pas l’heure, le jour, quand le patron nous disait de travailler, on y allait. Ici, c’est moins stressant.

 

7. Avez-vous des amis Français ? Des Chinois ? (En France)

 

Oui, maintenant nous avons un peu plus d’amis français et chinois de Chine, surtout depuis que nous sommes en contact avec l’Institut Confucius. Sinon, nous nous sommes principalement fait des amis par l’intermédiaire du travail.

 

 

8. Avez-vous gardé des relations avec de la famille, des amis en Chine, au Cambodge ? Retournez-vous régulièrement là-bas ?

 

Nous avons de la famille au Cambodge mais nous sommes sans nouvelles. Nous avons aussi de la famille, des oncles, en Chine et aux Etats-Unis. Nous allons souvent en Chine. Nous avons des voisins qui sont partis du Cambodge à la même époque que nous pour le Canada. Là-bas, ils ont pu s’épanouir et gagner plus d’argent que s’ils étaient restés au Cambodge. De plus, leurs enfants ont plutôt bien réussi, tout comme les nôtres. Je crois que l’on peut dire que la situation est plutôt favorable pour les descendants d’émigrants asiatiques qui émigrent vers les pays riches. C’est un peu l’enseignement de Confucius qui dit que « même si vous n’avez pas réussi dans votre vie, il faut faire tout votre possible pour que votre descendance y parvienne, car sa réussite sera le reflet de la vôtre ».

 

9. Avez-vous transmis cette culture asiatique à vos enfants ?

 

Nous leur avons plus ou moins transmis. C’est-à-dire qu’on leur a expliqué les façons de se comporter etc. mais, en ce qui concerne la langue, ils n’ont pas eu beaucoup d’occasions de pratiquer la langue chinoise car nous habitions en province et la communauté chinoise n’était pas assez importante pour ouvrir des cours, comme cela se faisait à Paris.

 

10. Qu’est-ce qui vous manque le plus par rapport à vos racines ? Envisagez-vous un jour de repartir vivre en Asie ?

 

Nous sommes très bien ici. Nous aimons voyager, passer quelques mois en Chine, mais à la retraite, je pense que nous resterons en France, car du point de vue de la santé, des soins, de l’environnement etc., je crois qu’ici c’est mieux. De plus, Angers est comme un amour maternel, car nous sommes ici depuis plus de quarante ans, alors que la Chine est plutôt le lieu qui nous permet un retour aux sources, voir nos amis, avoir des loisirs et pratiquer un peu plus la langue chinoise.

 

11. Quelles sont vos impressions à propos de l’Institut Confucius ?

 

C’est une bonne initiative pour développer les échanges culturels entre la France et la Chine. C’est un peu comme les Alliances françaises qui se sont installées dans plusieurs pays. Quand on a le temps, on vient voir les activités organisées par l’Institut Confucius, c’est intéressant car cela permet de rencontrer d’autres gens.

Cours de jiaozi (raviolis chinois) pour clôturer l’année scolaire !

Le mardi 26 juin 2012, les élèves des cours de mandarin de l’Institut Confucius ont appris à cuisiner les jiaozi (raviolis chinois) avec leurs professeurs Wang Yan et Guo Xinxin, expertes en la matière ! Avant de partir pour deux mois de vacances estivales bien méritées dans leurs provinces respectives du Shandong et du Henan, Yan et Xinxin ont partagé une soirée culinaire chaleureuse avec leurs élèves !

Pour reproduire la recette à la maison, il suffit de suivre les instructions !

Bonnes vacances à tous !

怎么包饺子 :

白菜洗净。

把白菜剁碎。

揉面,做面团。

把肉(牛肉或者猪肉)用绞肉机或者刀切碎。

把肉和蔬菜混合,然后加盐,油和酱油(你也可以加蒜、葱或者姜)。

在桌上把面团擀制成条。

把面切成小块。

用擀面杖将面块擀成面皮。

将混好的馅料包进面皮里。

放到开水里煮七分钟左右。

你可以蘸醋吃。吃饺子了!

你还可以加别的你喜欢吃的蔬菜或者虾等。以上仅供参考。

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La recette des raviolis chinois :

Nettoyer le chou chinois.

Couper le chou en petits morceaux.

Malaxer la farine pour faire la pâte.

Couper la viande (bœuf ou porc) en petits morceaux avec le couteau ou le hache-viande.

Mélanger la viande et le chou ; et ajouter le sel, l’huile et de la sauce de soja.(Vous pouvez aussi ajouter de l’ail, poireau ou gingembre en petits morceaux si vous voulez).

Fariner le plan de travail et y rouler une baguette avec la pâte.

Couper la baguette de pâte en petits morceaux.

Avec le rouleau à pâtisserie, aplatir les bouts de pâte pour en faire des petites crêpes dans lesquelles sera placée la farce.

Garnir l’enveloppe de pâte avec la farce, la replier et la souder avec les doigts pour qu’elle soit bien hermétique lors de la cuisson.

Mettre les raviolis dans l’eau bouillante pendant environ 7 minutes.

Vous pouvez manger les raviolis avec le vinaigre. Bon appétit !

N.B. Vous pouvez utiliser les d’autres légumes ou des crevettes à la place de la viande. Vous pouvez ajouter tout type d’ingrédient que vous aimez.